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6 août 2016

"Les Yeux du Dragon" - Stephen King



Chez : Flammarion (2016)

Genre : Fantasy, Jeunesse
Selon nous : A partir de 11 ans

Résumé : "Il était une fois un roi qui vivait dans le Royaume de Delain, avec ses deux enfants. 
Dans ce royaume, tout le monde parlait de Peter, le futur Roi, le fils aîné de Roland. 
Mais un homme se demandait comment s'assurer que Thomas, le cadet, soit couronné à la place de son frère. Cet homme, c'était Flagg, le magicien du Roi ..." 

(Ce résumé est celui qui se trouve sur la quatrième de couverture de l'édition Flammarion, que j'ai acheté. Cependant, ce n'est pas le résumé que l'on trouve sur internet, ou sur les autres éditions, mais j'ai choisi celui là, car c'est avec lui que j'ai découvert ce livre.) 









MON AVIS 


Anaëlle : ★★★★☆
Avant ce roman, je n'avais encore jamais lu de Stephen King. Quand je suis tombée sur cette magnifique édition de Les Yeux du Dragon, j'ai eu envie de me lancer avec celui là. D'abord parce que c'est un roman jeunesse, et qu'il serait sûrement rapide à lire, et ensuite parce que cela s'annonçait comme de la fantasy, et non pas comme un roman d'horreur, ce qui convenait davantage à la trouillarde que je suis !

C'était une lecture assez différente de ce que à quoi je m'attendais, mais j'ai beaucoup apprécié. Le roman est écrit sous la forme d'un conte. Le narrateur se définit d'ailleurs lui-même comme un conteur. Il n'est pas un personnage de l'histoire, mais parle de lui à la première personne, et s'adresse souvent au lecteur. C'est un narrateur omniscient, et cela permet d'avoir le point de vue de tous les personnages, même celui de l'abominable Flagg.

La structure du roman est assez particulière : les chapitres sont très courts, (parfois à peine plus d'une page), ce qui permet une lecture assez rapide. Le début du roman est toutefois un peu long, car il y a peu d'action. En fait, le narrateur prend le temps d'expliquer les circonstances qui ont conduit à l'intrigue principale. C'est parfois un peu déroutant, car afin d'expliquer le point de vue de chacun, le narrateur fait souvent des retours en arrière dans l'histoire, et on a peu l'impression d'une avancée laborieuse dans l'histoire. Cependant, une fois l'intrigue installée, les choses s’accélèrent, et c'est vraiment très plaisant à lire.

J'ai beaucoup aimé le fait qu'il n'y ait pas réellement de personnage principal. Il y a bien sûr, le Prince Peter, et son frère Thomas, ainsi que Flagg et le Roi Roland, mais ils ne sont pas spécialement sur le devant de la scène. D'autres personnages, comme Denis le majordome, ou Ben, l'ami de Peter, sont tout aussi importants à l'intrigue, et tout aussi attachants que les personnages dont on fait mention dans le résumé. Chaque personnage a vraiment un rôle crucial, et aucun n'est en trop.

L'histoire est assez manichéenne, il y a les bons d'un côté, et les méchants de l'autre, mais ça ne m'a pas dérangé, car finalement, cela convient assez bien à l'aspect "conte" que l'auteur a voulu donner à son histoire. J'aime aussi beaucoup aimé l'univers, et l'ambiance : un royaume aux aspects médiévaux, et une intrigue qui se déroule souvent lors des soirs de tempête, avec le vent qui hurle, et la neige qui tourbillonne. Je regrette un peu de ne pas avoir lu ce roman en hiver !

Pour finir, j'ajouterai que j'ai également trouvé certains passages très émouvant. Le personnage de Thomas m'a particulièrement touché, ainsi que la loyauté, l'amitié, et l'amour dont font preuve certains personnages.

C'est un roman que je recommande sans hésiter à ceux qui seraient à la recherche d'une histoire pleine de mystère, de complot, de magie, mais également de courage, d'ingéniosité, et de loyauté. De plus, l'objet livre vaut vraiment le coup : il y a de nombreuses illustrations dans le roman, et elles sont vraiment belles ! 


                  

16 avr. 2016

"Nous rêvions juste de liberté", Henri Loevenbruck


Chez  Flammarion (2015)

Genre : Littérature moderne, Roman d'aventure 

Selon nous : A partir de 15 ans

Résumé : "Nous avions à peine vingt ans, et nous rêvions juste de liberté." Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paye cher.

Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Lœvenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road movie fraternel et exalté.
















MON AVIS

Amandine : ★★★★★ (et bien plus)

Je tiens à préciser qu'Henri Loevenbruck est mon auteur préféré ! Il y a quelques années, j'ai été conquise par les incroyables trilogies La Moïra et Gallica. Si un jour, et par malheurs un incendie ravage ma bibliothèque (quelle idée ...) ce sont les livres que je sauverais coûte que coûte !
Alors imaginez quel bonheur j'ai ressenti lorsque j'ai découvert l'existence de son nouveau roman, Nous rêvions juste de liberté.
Tout m'a attiré vers ce livre ; la photo de couverture, le titre, le résumé ... La route, des motards, une bande d'amis, un "road-trip"; ce livre semblait rassembler des éléments d'une vie idéale, à mes yeux. Quel miracle ! 

Dès les premières lignes j'ai apprécié Hugo, le narrateur. Et comme lui, je suis tombée sous le charme de Freddy ( il faut savoir que j'aime particulièrement le genre "mauvais-garçon'"). 
Il me semble que l'histoire se passe dans les années 60, quel bonheur de s'immerger à cette époque. Je reste intimement persuadée que j'aurais dû y vivre ! 
En somme, vous l'aurez compris, le contexte du roman m'a directement séduit. 
Très vite, je me sentie proche de ces jeunes déchirés et écorchés et j'ai été happée par leurs aventures. Je me suis surprise à penser que j'aurais voulu faire partie de leur bande. Partir, avec comme seuls biens  une veste en jean et sa bécane, en quête d'un idéal inconnu, c'est le pied !

Hugo, dit Bohem nous emmène dans ses péripéties à la fois dangereuses, savoureuses, jouissives pleines d'espoirs, d'incertitudes, de colères et de plaisirs. 
Je suis rentrée dans la peau du narrateur avec une facilité stupéfiante, j'ai vécu ses joies et ses drames en même temps que lui. Certains fragments de son histoire m'ont laissé interdite, ahurie malgré leur évidence.  
Malgré les tumultes que Bohem rencontre sur sa route, il reste fidèle à lui-même, aux valeurs qui lui sont si chères et à sa philosophie de vie que j'admire tant. 

L'ultime paragraphe du livre m'a littéralement achevé, je refusais de croire à une telle fin. Et pourtant. Le lecteur comprend alors que tout à un prix, même l'Amour, l'Amitié et la Liberté...

Nous rêvions juste de liberté est un véritable hymne à la Vie et  à l'évasion.

Henri Lovenbruck nous fait espérer jusqu'à la fin et c'est magique. 

Ce livre est un chef d'oeuvre, il nous offre une leçon de vie irréfutable à travers le parcours de personnages terriblement attachants. 

"Nous rêvions juste de liberté". 
Une citation qui me touche, me transperce. 

Henri Loevenbruck m'a de nouveau ébranlé. Je ne risque pas d'oublier ce roman. 

Comment qualifie-t-on un roman pareil ?